22 octobre 2007

Vais-je oser?

Je ne m'en fous pas du tout, du divorce. Même, ça me passionne, comme un feuilleton, comme une bonne télé-réalité. Je suis bon public, et mon bon goût (légendaire) a sa phase sombre. Ça m'intéresse, cette séparation que les journalistes présentaient comme effective pendant la campagne, quand ils parlaient entre eux, puis ce divorce dont la rumeur s'est répandue petit à petit. Le plan de communication qu'il faut bien élaborer autour, on est forcé d'être un peu cynique quand on est au pouvoir. Je suis captivée par la couverture du Elle de cette semaine, abominablement retouchée, mais je n'ai pas encore osé l'acheter, j'ai mes pudeurs. Donc, je suis fascinée et pour le moment absolument incapable de la moindre analyse. Je subis l'attraction du spectacle et de l'image. Peut-être que dans deux ou trois jours je pourrai commencer à comprendre. C'est sûrement à cause de la distance entre l'image politique et l'image privée. Je suis toujours attirée par les belles façades quand elles se fendillent, parce que dans les interstices on voit se dessiner les vraies personnes. Ayons une pensée pour le petit Louis, si je peux me permettre cette banalité.

04 octobre 2007

Je suis partie...

... vers des cieux meilleurs : venez donc jeter un oeil <a href="http://lejournaldelisette.blogspot.com/">par ici</a>!<br />
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 Lisette

01 août 2007

Heureux qui comme Ulysse


Ridan - Ulysse
Vidéo envoyée par booahhh
Par Rydan. C'est sympa non?

31 juillet 2007

Anecdotes patrimoniales

J'ai entendu parler ces jours-ci de l'actualité de la Bibliothèque de l'Institut. Ils n'achètent pas grand chose tous les ans, à part les livres des académiciens et sur les académiciens. En revanche, ils reçoivent en leg ou en don des collections prestigieuses, et conservent des choses remarquables. A commencer par leurs locaux d'ailleurs, auxquels malheureusement l'on n'accède que bien introduit.

Mais bon, des fois, il leur arrive des trucs marrants. Par exemple, en mars de cette année, ils ont récupéré une édition américaine de Macbeth de la fin du 19è, appartenant à une collection de valeur. Le bouquin portait une cote de la bibliothèque de l'institut : il était déclaré perdu depuis ... 1902! C'est un libraire qui l'a donné.

En revanche, d'autres fois, ça marche pas si bien. Par exemple, ils ont failli récupérer une lettre autographe de Descartes à Mersenne (ce grand homme méconnu, un type de réseaux, il aurait adoré vivre à notre époque, me dis-je quand je pense à lui environ une demi fois par an). Cette lettre avait été piquée début 19è par un italien, et quand elle a été mise en vente à Bâle au début de l'année, ils ont tenté de râler, en expliquant qu'à la base c'est un bien public, inaliénable, etc... sauf qu'en Suisse, on ne reconnait pas le délit de recel. Et donc, hop, coincés. La lettre devait être vendue aux enchères, donc, avec un prix de réserve, qui n'a pas été atteint (aux alentours de 150 000€). Du coup, le propriétaire de la lettre a proposé de la revendre, un peu moins cher que le prix de réserve.
La bonn'aff!
L'institut tente le tout pour le tout, bat le rappel auprès de ses mécènes, le Ministère de tutelle accord généreusement trois clopinettes (genre 10 000€)... Macache. Ils n'ont jamais réussi à réunir la somme. Je ne sais pas ce que la lettre est devenue. Le propriétaire avait l'air bien décidé à la vendre, puisqu'il était prêt à accorder une ristourne à l'Institut. J'imagine qu'il a été faire des offres exclusives à d'autres institutions, avec des tas de rabais.

C'est un peu comme quand on est obligé de vendre un bien immobilier relativement rapidement pour solder un héritage, ou au moment d'un divorce, en période de crise. Au début, on tente le tout pour le tout auprès du réseau habituel de vente, avec un prix de façade élevé. Et puis bon, au bout de quelques mois, on se rend compte que, ok, les autres affichent les mêmes prix sauf que personne ne vend et que les autres préfèrent attendre. Du coup, on négocie un max, en sous-main, au cas où un pigeon se présenterait et serait prêt à payer toute la somme (anglais le pigeon, en général, ou Suisse, tiens, 'faut qu'il y ait une justice).

Si ça se trouve, au final, la lettre sera vendue à un prix que l'Institut aurait pu se permettre de débourser, ou que les mécènes auraient trouvé acceptable. Si ça se trouve, d'ailleurs, ils jouent une petite partie de bras de fer en ce moment.

Ce billet aura une suite, car il y a un lien avec la réforme des universités.

Lisette

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le handicap de la société française d'après Devedjian

Extraordinaire :
M. Devedjian : "L'ouverture sera prolongée lors des municipales" :  Dans un entretien au Monde, le secrétaire général de l'UMP estime qu'un  "des grands handicaps de la société française à se réformer et à se moderniser est dû à l'antagonisme systématique entre la droite et la gauche".

Ce sera développé dans le monde de cet après-midi.
Le même qui traitait AM Comparini de salope, parce qu'elle ne voulait pas jouer la politique des camps et de l'antagonisme systématique?

On m'aurait dit ça au mois de janvier, ça m'aurait bien fait rire. Ca fait à peine 7 mois...


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