30 juin 2007

Non, je ne commenterai pas le mot de Devedjian

C'est naze, et choquant s'agissant d'AM Comparini, qui est courageuse, honnête... une femme formidable.

A la place, je vous renvoie vers les supers vidéos de Margaux, résumant le travail du pôle événement des jeunes de Paris pendant les deux campagnes.



  • Les législatives :
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    On a passé ça à une réunion des jeunes, jeudi, où nous accueillions les nouveaux arrivants. Quoi, nouveaux? Hé oui, encore des nouveaux, encore des convaincus... Nous étions environ 200, et la moitié des présents assistaient là à leur première réunion politique.
    Ca m'a pas mal reboostée, de rencontrer ces nouveaux, de revoir les anciens, mes amis maintenant, et de me souvenir de la campagne. De la fierté avec laquelle nous avons défendu notre programme et notre candidat.
Lisette

26 juin 2007

Militer

Comme les voies du Seigneur, les routes de nos vies sont impénétrables, y compris le plus souvent à nous-mêmes. Le plupart du temps, à la croisée des chemins, on s'engage d'un côté ou de l'autre selon les indices qu'on croit discerner, mais sans savoir vraiment. Tant de déterminismes nous brouillent la vue : physiologiques, psychologiques, sociaux, économiques, familiaux, géopolitiques... Je pense qu'un des principaux devoirs moraux est de rester libre(*), ce qui implique des exercices réguliers pour lever le brouillard, comprendre ce qui m'agit, et m'assurer que ce chemin que j'ai choisi pour des raisons qui m'ont un peu échappées sur le moment, me convient réellement. Quitte à revenir en arrière s'il le faut. Parmi les déterminismes, il y en a sur lesquels ma volonté ne peut rien, comme mes capacités physiques, d'autres sur lesquelles je peux agir dans une certaine mesure, comme ma situation économique et sociale, et d'autres qui ne dépendent que de moi. Parmi les voies qui me sont réellement offertes, ai-je choisi la meilleure? Où me mène ce chemin et est-ce que je veux vraiment y aller?
A refuser d'ouvrir les yeux, à penser qu'on ne peut rien à ce qu'on est, on renonce de fait à sa liberté, tout en accusant les circonstances extérieures. Et quand on renonce à essayer d'être libre, on est pas loin de renoncer à son humanité (**).

Ce petit préambule pour vous dire que je suis en train de réfléchir, ce qui ne m'arrive que périodiquement (si je dis "exercices réguliers pour lever le brouillard", ça veut pas dire que c'est tous les quatre matins)

Quelles sont les raisons qui m'ont fait commencer à militer au mois de janvier, et valent-elles encore? Je vais commencer par les bonnes raisons, les citoyennes.

Je me souviens de ma stupéfaction le soir du 21 avril 2002. J'avais voté Bayrou au premier tour, et j'avais décidé que je voterai Jospin au second. Bayrou, c'était pour l'Europe, pour la voie d'indépendance du centre qu'il défendait déjà avec force, et parce que c'est le vote traditionnel dans ma famille.
Après le 21 avril, je me suis dit que nous avions un problème de démocratie, qui est fondamentalement un problème de confiance : les politiques ne sont pas considérés comme des "représentants du peuple", mais comme une classe à part, des élites au pouvoir, dont les motivations sont les mêmes que les autres riches et puissants. Quand j'ai vu que le FN n'avait pas un seul député, je me suis dit que ça n'allait pas s'améliorer.
J'ai pensé militer à l'UDF à ce moment là déjà, parce que je pensais que l'une des raisons de la perte de confiance, c'est la persistance d'une ligne de frontière dénuée de sens dans notre vie politique. Droite, gauche, PS, UMP, ça ne permet pas de parler des problèmes qui se posaient à nous : ni de l'Europe, ni de l'environnement, ni de l'éducation, ni de rien.

Aux législatives, j'ai voté pour la majorité présidentielle, pour une députée que je ne connaissais pas du tout (comme la plupart des gens. Au mois de décembre, je ne savais ni le nom de mon député, ni même à dire vrai le nom du maire de mon arrondissement, comme la plupart des gens je pense). Il se trouve que c'était AM Comparini, et qu'elle était UDF, mais je ne le savais pas vraiment, ça m'a évité de devoir trop réfléchir à la continuité entre mon vote aux présidentielles pour Bayrou et celui pour les législatives. Moi, ce que je voulais, c'était "majorité présidentielle". Parce que je voulais que quelqu'un fasse quelque chose, et je pensais que c'était très urgent. Je me disais que Chirac aurait tout les pouvoirs, et que, comme il ne se représenterait pas en 2007, il pourrait agir vraiment selon le bien commun, pendant 5 ans, et non pas pour assurer sa réélection. J'ai été déçue (sans blague).

L'UDF m'a aussi déçue pendant cette période. Je ne comprenais pas pourquoi toutes les alliances continuaient à se faire avec la droite. Aux régionales de 2004, à Paris, j'avais voté Santini au premier tour. Oui, parce qu'il est sympa, Santini, il a bien travaillé à Issy, et puis mon grand-père et ma mère disaient "Dédé" en parlant de lui. J'avais même été à un conseil national chez lui, avec Maman (vous voyez venir le truc là), je ne me souviens plus si c'était en 2002 ou en 2004. On avait parlé de "parti libre", d'indépendance. C'était chouette, j'étais d'accord. Je me disais que en 2002, avec la création de l'UMP ça ne le pouvait pas, mais que là, on allait jouer notre carte à nous. Je vote donc Santini. Et là, paf, au second tour, Santini il fait liste commune avec Coppé, dont la seule chose que j'avais comprise, c'est qu'il était proche de Sarkozy. Hors de question. J'ai voté Huchon. Et j'ai laissé tomber mes velléités de militantisme.

Ensuite, entre plusieurs émeutes, il y a eu le 29 mai. Je l'ai vécu comme un traumatisme. Quand on observe l'Etat du monde, je trouve que peu de choses sont porteuses d'espoir. La construction européenne fait partie de ces choses. Je sais que je suis un peu trop romantique, je fais clairement partie de ces cabris qui sautent sur une chaise en criant "l'Europe, l'Europe", et à qui ça peut suffire (même si j'essaye de me cultiver). Pour moi, l'Europe, c'est l'idée d'une Nation qui prend forme et se donne un contour géopolitique sans passer par la guerre (après avoir mis le monde à feu et à sang, pour résumer, et sans passer par la case colonialisme et esclavage). C'est proprement enthousiasmant.
Alors le vote non, ça m'a achevée. Nous étions en passe de franchir le cap politique de cette construction. J'étais tellement sonnée que j'ai pensé pendant 3 jours que le suffrage universel était une mauvaise chose. Je m'en suis remise, mais je ne pardonnerai jamais à Fabius. Et surtout je me suis dit que la prochaine fois, je ne laisserai pas les choses se faire sans moi. Le prochain scrutin, je donnerai de la voix. Cette conviction s'est  renforcée au cours des mois qui ont suivi. J'ai compris petit à petit les raisons du non, et que certaines de ces raisons pouvaient être bonnes, ou en tout cas se comprendre. Mais aussi que beaucoup de gens n'avaient pas compris, et qu'il aurait fallu plus d'explication.

J'étais sonnée aussi parce que j'avais perdu ma maman un mois avant, et que son dernier combat politique avait été le TCE. Il ne lui restait plus que quelques mois à vivre, et profitant d'une rémission, elle participait à une conférence sur les enjeux de l'Europe, dans mon coin de Bretagne. Je me souviens qu'elle avait travaillé avec mon petit frère. Ca s'était drôlement bien passé, elle était fière. J'ai donc pris le non au TCE comme une insulte insupportable à la mémoire de ma mère.

Mais là, nous touchons aux mauvaises raisons qui m'ont fait commencer à militer. Ce sera pour une prochaine fois.

Lisette

(*) liberté sans laquelle il n'y a pas de moralité, de toute façon. (il reste un bien et un mal, dans l'absolu, mais sans subjectivité pour choisir ou rejeter, il n'y a pas de moralité)
(**) soit dit sans référence religieuse, mais cette réflexion prend sens dans une vie de foi.

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24 mai 2007

Une nouvelle lettre de François!

Hello,

Mon Macbook a fait des siennes mardi soir (me mettant dans une situation douloureuse lors d'une communication à Nancy). Figurez-vous que, tout à coup, il ne reconnaît plus le disque dur. Quand je mets le disque d'installation pour lancer les utilitaires (comme indiqué dans le manuel hein, je n'ai aucune espèce d'inventivité en la matière), il ne reconnaît QUE le cd. Il ne "voit" pas le disque dur. Au démarrage, il fait son "dooong" habituel, puis un bruit étrange, qui ressemble presque à un tic tac d'horloge, et puis plus rien, puis une icône représentant un point d'interrogation sur un dossier se met à clignoter.
C'est l'horreur non?
Du coup, je vous écris ça du bureau, ce qui est contre mes principes.

Si vous avez des tuyaux...

Je vous poste quand même cette nouvelle lettre de François Bayrou, reçue le 22. Les vrais nouveaux adhérents ont dû recevoir d'autres courriers entre temps. J'ai été identifiée comme UDF!

Il nous invite à aider nos candidats... De mon côté, donc, pour ceux qui auraient raté le post-it, je suis dans la dixième circonscription de Paris (XIII et XIV arrondissement), et je soutiens Danièle Auffray, ancienne Verte, adjointe au Maire de Paris, avec beaucoup de fierté! Voyez ici le programme de la semaine.

Lisette

Chers amis,

Il y a quelques jours, vous nous avez fait part de votre désir d'adhérer au "Mouvement Démocrate". Votre engagement et votre soutien nous sont précieux et nous tenions une nouvelle fois à vous en remercier.
À quelques semaines des élections législatives, essentielles pour notre pays et revêtant une importance toute particulière pour notre jeune mouvement, les candidats MoDem ont été investis.
Ils ont besoin de votre talent, de votre dynamisme pour mener à bien cette campagne.

Vous retrouvez la liste complète des candidats à l'adresse suivante :
http://www.bayrou.fr/candidats/

N'hésitez pas à les contacter directement ! Ils ont besoin de vous pour : relayer les programmes des candidats sur le terrain, participer aux tractages et collages, contacter les associations de quartiers, les réseaux, diffuser le message sur la blogosphère, organiser les réunions d'appartement,… La liste est longue !

Nous vous rappelons également que le meeting du Zenith à Paris aura lieu à 18H00 le jeudi 24 mai 2007. Lors de ce grand rendez-vous, nous lancerons le Mouvement Démocrate, que les internautes ont déjà baptisé « MoDem », et qui a recueilli à ce jour plus de 70 000 demandes d’adhésions.

Vous pouvez télécharger le carton d'invitation

Bien amicalement à vous !

L'équipe de campagne de François Bayrou




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18 mai 2007

A propos des investitures, à Paris et ailleurs


julien : comme d'habitude
Vidéo envoyée par ericGG

Chez Farid, chez Quitterie, je lis beaucoup de tristesse et d'amertume de n'avoir pas reçu l'investiture MoDem pour les législatives.

Je voulais partager avec eux, que je ne connais pas, et avec vous, que je ne connais pas beaucoup plus ;), ces mots de mon papa à moi. Voyez-vous, je venais de lui envoyer quelques nouvelles de ma vie de militante. Il m' a répondu ceci, par sms :

"Attention à ne pas te laisser accaparer par une activité qui apporte plus de déceptions et de rancoeurs de que de vraies satisfactions".

Mon papa, c'est un sage, et qui connaît bien le jeu politique, de l'intérieur, et depuis longtemps ;)

Faire de la politique, en faire vraiment (pas comme moi), ça ne demande pas que de l'énergie, de la conviction et une saine ambition. Ca demande aussi de l'abnégation, et d'être prêt à passer par le désert... surtout quand on est dans un parti à la situation électorale aussi compromise que l'est celle de l'UDF-Mouvement Démocrate, et qui en plus se veut ouvert à d'autres courants, à qui il faut faire place. La seule chose qui compte vraiment, c'est de faire gagner nos idées. A cet égard, les personnes ne sont que des moyens. 

Je sais que le talent des déçus d'aujourd'hui en feront les vainqueurs de demain, dans le Mouvement Démocrate fort qu'ils contribuent à construire. Le mode de scrutin actuel force à des jeux politiciens, car il est injuste. Il nous faut être solidaires, et faire confiance à l'équipe qui nous a déjà portés si loin : la survie est à ce prix. Plus nous serons nombreux ensuite, plus il y aura de places à prendre. 

Lisette

PS à ceux qui jugent rapidement : rien n'est simple. Sur internet, on croit ne voir qu'une personnalité... en local, les choses sont parfois différentes, et, s'il n'était question que de fidélité, les fidèles à récompenser seraient nombreux. 

15 mai 2007

Le MoDem au Zénith!

Ce matin, un nouveau mail de François Bayrou dans ma boîte ;) Chic, encore un meeting.

Chers amis,

J'ai le plaisir de vous inviter à la grande manifestation que nous organisons le 24 mai prochain aux alentours de 19h (les horaires précis vous seront rapidement communiqués) au Zénith de Paris.

Lors de ce grand rendez-vous, nous lancerons le Mouvement Démocrate, que les internautes ont déjà baptisé « MoDem », et qui a recueilli à ce jour plus de 60 000 demandes d'adhésions.

Ce sera également un moment fort de lancement de notre campagne pour les élections législatives des 10 et 17 juin prochains et de présentation de tous nos candidats.

Nos concitoyens attendent beaucoup de nous. Ils veulent une démocratie équilibrée, dans laquelle chaque pouvoir comprend un contre-pouvoir, des institutions rénovées, une nouvelle manière de faire de la politique, l'émergence de nouveaux visages.

Le MoDem sera le parti des Français qui s'intéressent aux Français. Libre, indépendant, soucieux du seul intérêt général, constructif et capable de proposer de nouveaux choix pour la France.

Le 24 mai commencera une grande histoire pour nous tous et, je l'espère, pour la France.

Je compte sur votre présence et vous assure, chers amis, de ma fidèle amitié.

François Bayrou