06 juillet 2007

Annonce : forum

Les Jeunes UDF-MoDem de Paris vous invitent le jeudi 12 juillet à 20h30 au siège de l'UDF-MoDem, 133 bis rue de l'Université pour un grand FORUM LIBRE EXPRESSION.
 
Au menu : Rénovation de la vie politique française, construction d'un projet politique local et national, engagements et réflexions politiques...
 
Mobilisons nous pour faire émerger notre projet!

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Réunion avec Bayrou et les militants IdF

Je rentre de la réunion au siège, où Bayrou avait invité les militants d'Ile de France pour une seconde rencontre. Voici la vidéo de la première rencontre.

François Bayrou à la rencontre des militants UDF-MoDem : premier rendez-vous mardi 3 juillet à Paris
François Bayrou 2007

Vous trouverez ici la synthèse par Gilles Artigues. On a un point très clair de la situation. Enfin je trouve. J'ai un peu mal à la tête...

Beaucoup de questions sur le 93, dans cette première réunion, comme ce soir à la réunion où j'étais. Beaucoup de militants désireux d'agir, de travailler, et qui demandaient pourquoi ils n'obtiennent pas de réponse. D'autres un peu largués dans des fédérations, ou des villes, où les élus n'ont pas exprimé clairement leur positionnement par rapport à la création du MoDem. Des histoires de listes, aussi : où sont les listes des adhérents MoDem? (oui mais on peut pas les donner à n'importe qui... il reste des gens qui ont l'intention de partir après avoir fait le plus de mal possible, nous le savons tous très bien, et nous savons à peu près qui)
Bayrou est très bon, dans ce genre d'exercice où je le découvre.

28 juin 2007

Ma toute toute première fois...

.... en politique (voyous!)

Je venais d'avoir 16 ans, c'était à la rentrée 94, aux JDS, les Jeunes Démocrates Sociaux, dans une permanence versaillaise. Je rentrais en première littéraire dans un lycée de la ville nouvelle de Saint Quentin en Yvelines.
Ce qui ne nous rajeunit pas.

Ma mère m'avait inscrite, en me disant que comme ça je pourrai lui donner mon pouvoir aux élections internes. J'ai compris cette année seulement que c'était pour élire François Bayrou à la présidence du CDS. Je le savais peut-être à l'époque, mais j'avais oublié. J'ai fait le rapprochement en dînant avec mon père un soir, au cours de la campagne présidentielle. J'avais accepté, parce que j'aimais bien l'idée du centrisme, la liberté que ça implique, de pouvoir juger indépendamment des esprits de camp, parce que j'aimais bien l'histoire, les émissions d'actualité, et qu'à l'époque je voulais faire Sciences Po.

Or donc, inscrite, j'ai reçu une invitation à une réunion d'accueil. C'est ma maman qui m'a conduite à la permanence. Mes souvenirs sont assez flous. Je me souviens d'une salle rectangulaire, d'une vingtaine de mètres carrés, à la lumière jaune. Peut-être qu'il n'y avait pas de fenêtres. Nous étions assis en demi-cercle. Une quinzaine de personnes je pense.
Un jeune homme présidait la réunion, il a parlé de centrisme, de démocratie-chrétienne, nous a recommandé de lire un Que-Sais-Je sur le sujet, qu'il a fait passer. Je sentais que c'était intellectuellement exigeant, la politique. En tout cas, pour une jeune fille de 16 ans.
J'ai compris cette année seulement le sens de cette discussion. Le projet de Bayrou pour la présidence du CDS portait sur deux thèmes :  l'abandon de la référence explicite à la démocratie chrétienne, et  la mise en place d'une stratégie d'indépendance par rapport à la droite. (bien sûr, c'était pour succéder à Méhaignerie, et il y avait en jeu également un "renouvellement des pratiques", comme on dit quand on est pudique).

Bayrou voulait que le CDS change de nom.
Après son élection, on est devenus "Force Démocrate". Centre des Démocrates Sociaux, tout le monde savait que c'était la démocratie chrétienne, et il pensait que sur ce socle de valeurs, peu ou prou la doctrine sociale de l'Eglise, on pouvait s'accorder avec d'autres sensibilités, et rassembler au-delà des frontières de l'époque : libéraux et radicaux (faisait-il déjà allusion aux sociaux-démocrates? je suppose).
Il n'était pas nécessaire de faire référence à une confession pour défendre des valeurs qui pouvaient très bien être portées conjointement, et donc plus efficacement, avec des laïcs. Il estimait que sur ce socle de valeurs, on pouvait reconstruire une famille centriste, éparpillée en groupuscules au sein d'une UDF affiliée à la droite, mais aussi du côté de la gauche. Si nous voulions que notre sensibilité politique, nos valeurs et nos idéaux, jouent un rôle dans la conduite de notre pays, il fallait que nous puissions parler en notre nom, et donc nous détacher de ce qui était à l'époque le RPR.
L'abandon de la référence à la démocratie chrétienne a fait beaucoup débat au sein du CDS. Ca a été douloureux pour beaucoup. Je suppose que c'est pour ça que le jeune homme qui présidait la réunion a tant insisté là-dessus.

Mais bien sûr, lors d'une réunion d'accueil, il y a le tour de table. Je dis "bien sûr" aujourd'hui, plus de dix ans après, mais à l'époque je ne m'attendais pas à un coup pareil. Déjà, il n'y avait pas de table, et pour une adolescente, ce n'est pas facile de trouver contenance, simplement assise sur une chaise, sans rien pour s'appuyer ou se cacher. Ensuite, tous ces gens autour de moi, ils étaient bien plus mûrs, plus cultivés que moi. C'étaient des adultes. Tous au moins 20 ans! (et probablement plutôt la trentaine, me dis-je aujourd'hui)
Je me souviens d'une jeune femme qui étudiait les "sciences politiques" à l'Université de Versailles Saint Quentin. Ca m'avait drôlement impressionnée.

Crotte de bique, je devais trouver quelque chose à dire, et une manière de le dire. Je me suis demandée ce qui, au fond, justifiait ma présence là, et pourquoi j'avais envie de faire de la politique.
Ben c'était l'Europe. La construction européenne. Enfin, tout ça quoi. Je pouvais pas tellement aller plus loin... et c'est toujours le cas maintenant, j'étais et je suis cabri, et ma paresse intellectuelle se satisfait volontiers de sauter sur une chaise en criant l'Europe, l'Europe. Sauf qu'on m'avait déjà raconté la blague de de Gaulle, en cours, et que j'étais entourée au lycée de gens qui parlaient toujours de la nation, de fierté et d'indépendance, et de je ne sais quoi encore qui n'évoquait rien en moi, donc j'avais une idée des limites de ma position, et des critiques qu'on pouvait y porter.
Deux ans avant, c'était Maastricht, sauf que j'avais 14 ans et que je n'avais ni suivi ni compris, à part que c'était drôlement important, que mes parents étaient pour, et qu'il y avait des gens qui étaient contre mais ça, c'était pas bien.
Mais surtout, cinq ans avant, fin 89, c'était la chute du mur de Berlin et la réunification allemande. A ce moment-là, nous habitions Hambourg. J'avais 11 ans, je rentrais en sixième. J'ai vu tous ces gens qui passaient la frontière, de plus en plus nombreux à mesure que le temps passait, avant même la chute du Mur. Ces gens au teint d'une pâleur un peu étrange, aux vêtements démodés, à l'accent un peu bizarre. Le teint, j'ai compris après que c'étaient les carences vitaminiques. Mon père nous avait emmené près du mur de fer, dans la campagne, en nous disant qu'il fallait que nous voyions ça avant la fin. Des miradors, des barbelés, un no man's land. J'y suis d'ailleurs allée, dans le no man's land (qui n'était pas un no girl's land, par conséquent), parce que j'avais repéré une super chouette pomme de pin. Je me souviens très bien du ton sur lequel mon père m'a rappelée, et du militaire en face qui me regardait en tenant son fusil à deux mains. Nous sommes retournés au même endroit après la réunification, et nous avons passé 15 jours sur ces routes et dans ces villages de l'Est.
Ca marque.

Les frontières, c'est resté ça pour moi. Un truc absurde planté au milieu de nulle part, et qui coupe en deux un territoire, et sépare des gens qui devraient vivre ensemble.

Alors bon, à ma toute première réunion politique, j'ai pas raconté tout ça, d'abord parce que je n'en avais pas vraiment conscience. J'ai pris un ton enthousiaste et chaleureux qui me semblait approprié, et j'ai dit que j'avais 16 ans, et que je voulais faire de la politique pour l'Europe, parce que je me sentais vraiment européenne, et que  c'était vraiment important. Très creux, donc, mais, comme à chaque fois qu'on parle d'Europe avec un tout petit peu de lyrisme, j'ai été très applaudie (un peu comme Giscard, quoi:) ). J'étais contente, parce que je savais que c'est important de se faire applaudir, en politique, parce que ça veut dire qu'on a fait passer un "message". Mais je trouvais que c'était un brin exagéré, et qu'il n'y avait pas spécialement de mérite à avoir 16 ans et à trouver que l'Europe, c'est super chouette.

Ca m'a pas trop plu en fait, la politique, ce soir-là. J'ai continué pendant des années à recevoir des nouvelles de Force Démocrate, de l'UDF, avec quelques interruptions.
Cette année, c'était la première fois que je me réabonnais toute seule. Cette fois, c'était pour l'Europe, et pour les français.

Lisette


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05 juin 2007

Quelques rendez-vous

- Meeting au Gymnase Japy le 5 juin
75011 Paris – M° Voltaire à 19h30
Les 21 Candidats Modem de Paris avec François Bayrou
 
Hé hé, cette fois, pas folle, je ne vais pas sur la scène. Et pour éviter qu'on me le demande, je suis au staff de préparation.  
 
- Café Philosophique
Avec Danièle Auffray 
Jeudi 7 juin à 19h
Au « Raspail Vert », 232 boulevard Raspail (angle E. Quinet), 75014 Paris –
M° Raspail
 
 Thème : «  Au delà du paradigme gauche-droite, l’émergence  du parti central » .
 
En présence de :
 
- Daniel Lindenberg
Essayiste, historien et journaliste
Professeur à l'Université de Paris VIII
Auteur de « Le rappel à l’ordre : Enquête sur les nouveaux réactionnaires » 
- et Michel Marian
Enseignant à l'institut d'Études Politiques de Paris
Membre de la rédaction de la revue "Esprit"
 
Bon, ok, moi non plus je suis pas fan de la formulation du thème. Mais si vous voulez mon avis, ça vaut le coup de venir.  D'autant qu'il y a dans ces dernières lignes (affichées sur tous les panneaux du 13è) un scoop dont vous n'avez même pas idée, et dont j'ai mis plusieurs heures à me remettre, avec force kirs et coups de fils tardifs autant que surexcités. (this was a private joke)
 

29 mai 2007

Quelques rendez-vous

Pour la 10è circonscription de Paris,

des rencontres avec Danièle Auffray et son suppléant Laurent Haddad :

Café Politique
Mercredi 30 mai à 19H00
 au Studio 18
18 Avenue René Coty
75014 Paris
 
 Rencontre Apéritive
 Lundi 4 juin à 19H30
Au restaurant l’Art des Mets
116 rue de la Glacière
75013 Paris
 
Et, pour tout le monde :  
 
L'UDF-Mouvement Démocrate Sciences-Po vous convie
le mardi 5 juin 2007, à 19h15
à une soirée-débat avec Jean Peyrelevade
"Au lendemain du 6 mai, quel avenir pour le Centre ?"
Sciences-Po, amphithéâtre Albert Sorel
27 rue Saint Guillaume, Paris 7eme
Métro Rue du Bac, Sèvres-Babylone, Saint-Germain-des-Prés
Entrée libre