12 juin 2007

Laminés?

5230934953aba5f95f266049f140cb8a.jpgDans quel état est le MoDem, dans quel état sommes-nous?

Notre situation est compliquée,  encore plus que ce que nous pensions avant les défections massives de nos députés.  Nos sympathisants ne sont pas venus voter pour nous. On répète partout que nous sommes laminés, et Sarkozy se permet aujourd'hui de jouer le grand seigneur en demandant à son candidat de se retirer dans la circonscription de Bayrou... qui n'a pas besoin de lui pour se faire réélire! Mais ça permet de faire passer le président du MoDem pour une marionnette.

Plus grand monde ne croit qu'on peut survivre en étant indépendant... enfin si, 7.6% des français, et 11-12% dans les grandes villes.

Sommes-nous laminés?


Il y a deux façons de voir les choses.

1. Le MoDem est un nouveau parti : alors nous commençons à 7,6%, soit au-dessus de 5%, ce qui de nos jours n’est pas si courant, avec un dirigeant qui fait parti des personnalités politiques les plus appréciées, et en faisant même 11-12% dans les grandes villes.

Ce en trois mois de campagne présidentielle médiatisée, et trois semaines de campagne pour les législatives. C’est plutôt un très bon départ, il me semble!

2. Le MoDem, c’est l’UDF. Alors, il faut dire que nous sommes en bien meilleure situation que l’UDF de 2002.

- Financièrement, nos comptes sont épurés, alors qu’en 2006 nous sortions juste du rouge de la campagne présidentielle précédente. Par rapport à 2006, nous sommes passés de 30 000 à 70 000 adhérents, sans aucune campagne papier, juste en mettant un formulaire à disposition sur internet. Ces gens rapportent des cotisations, et militent pour nous.
Nous bénéficions du financement public, à un niveau que je ne connais pas encore, mais en partant d'une situation saine, alors qu'elle ne l'était pas pendant la précédente législature.
- Du côté des idées, nous nous donnons les moyens de notre indépendance. Cela se passe dans la douleur (plus de groupe à l’Assemblée), mais nous pouvons être nous-mêmes, et défendre notre programme et nos idées. Pendant la présidentielle, il a été très difficile d’expliquer que nous n’étions pas “un parti de droite”. Grâce à la merveilleuse technologie du répondeur, nous ne devenons pas pour autant "un parti de gauche".
Et, par conséquent, nos candidatures deviennent légitimes, et ne sont pas de simples témoignages appelés à se réfugier dans le giron des candidats sérieux dès que la cloche sonne. Nous prétendons avoir des projets originaux pour notre pays ou nos collectivités, ce qui est, il me semble, une condition pour présenter des candidatures crédibles.
- Politiquement, nous avons fait plus de voix qu'aux précédentes législatives, et avons lancés une génération de nouveaux candidats, souvent le baptême du feu, comme l'a dit Bayrou, et qui pourront animer leurs fédérations.

Rien n’est gagné, tout est à faire. Mais tout est possible. Comme je l'écrivais hier : "si tu n'espère pas l'inespéré, tu ne le trouveras pas". Ca fait classe parce que c'est Héraclite, mais on peut dire ça de façon plus paysanne : aide-toi, le ciel t'aidera (et si vous allez voir ici, vous retrouverez un des premiers grands hommes politiques de l'histoire du centre, et tomberez à genoux devant mon incroyable culture et mon sens de l'a propos).

Qu'avons-nous à prouver?

1. Que nous existons. Que des militants continuent d'y croire, et que nous pouvons fédérer des gens autour de nos idées. Qu'une dynamique est née, et que ça vaut le coup de voter pour des gens qui ne sont pas condamnés à perdre. Ce sera notre travail de fourmis à nous, militants, au quotidien, dans nos facs, nos boulots, nos associations, nos loisirs, sur internet et dans les cafés.

2. Que notre positionnement politique central est possible, et même qu'il a toujours existé. Qu'il y a toujours eu un centre en France, que l'alliance avec la droite n'a été vraie qu'un temps, dans des circonstances bien particulières, quand le PC était fort, pendant la guerre froide. Nous devons montrer que le clivage droite/gauche en France n'est plus opérant, tant sur les valeurs que sur les propositions concrètes. Qu'il existe en revanche des conceptions différentes du pouvoir, et du rôle de l'Etat dans la société, des démocrates et des républicains, si l'on veut.

3. Que nous pouvons construire des alliances. Locales, et diverses. Et gagnantes (oui, à un moment, il va falloir gagner quand même :) ) Ca va être l'objectif des municipales par exemple.

4. Que nous pouvons jouer un rôle politique. Il va nous falloir prendre des positions fortes (et documentées) sur des sujets précis,délaissés par les autres ou mal compris. Comme cela s'était produit,pendant la précédente législature, à propos des privatisations d'autoroutes, ou bien du débat sur la loi DADVSI.

Faut-il être déçus?

Oui, et même assommés, parce que 7.6%, ça fait mal... nous pouvions espérer plus de 400 triangulaires au lendemain du premier tour, il y en aura 6 au deuxième tour. Nos sympathisants ne se sont pas déplacés.

Mais finalement... Prenons la mesure des choses. Bayrou a toujours dit que c'est par l'élection présidentielle ("ce scrutin si particulier") que les choses pourraient vraiment bouger en France, et que les citadelles s'effriteraient. Il est possible, après tout, que la citadelle PS se soit effritée beaucoup plus encore qu'il n'y paraît. Et il est possible également que l'immense foule des députés UMP ne parvienne pas, pendant la durée de la législature, à maintenir l'unité de façade imposée à l'UMP par son président.
En attendant, à partir du moment où les français ne nous ont pas choisis pour figurer au second tour, effectivement, nous sommes dans une situation délicate.
Mais cette situation, nous ne devons pas la comparer uniquement avec nos espoirs de la campagne présidentielle. Il faut la comparer avec ce que nous étions et pouvions espérer avant cette campagne, et voir si nous avons progressé.

La réponse est oui. Alors continuons.
Je vous disais que nous étions têtes brûlées en politique. Quand on court dans les ronces, on s'égratigne! Mais c'est là que sont les meilleures mûres, à la fin des vacances. Et  même, éventuellement, comme c'est le cas sur la photo et dans mon coin de Bretagne, au bout du chemin, il y a l'horizon dégagé et la bonne odeur de la mer. ;)

A part ça, c'est bientôt mon anniversaire, et ce soir Julien va gagner la Nouvelle Star : Enfin une élection où je soutiens le gagnant!

Lisette



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11 juin 2007

Il paraît qu'Héraclite aurait dit...

"Si tu n'espères pas l'inespéré, tu ne le trouveras pas"

08 juin 2007

Quelques actions militantes...

Dimanche dernier, je me suis choppé un rhume des foins phénoménal.
A 9h du matin (un dimanche, je rappelle), j'étais au siège avec Laura pour réceptionner les 10 000 fleurs oranges commandées par les candidats de Paris. Jusqu'à 11h, on a fait la distribution.

Après, bien sûr, tractage et distribution de fleurs sur les marchés. Le plus important, c'est de noter mon initiative esthétique : 

 

Pas mal, l'orange sur le bleu vif non?

 

Et ce soir, donc, c'était café philo au Raspail Vert, avec Daniel Lindenberg (sur la droite) et Michel Marian (au milieu). Je sais que mon amie Séronique est impatiente de voir les photos.  

J'ai vécu un grand moment de solitude, quand Danièle a évoqué une hypothèse que j'avais développée à dîner un soir : Bayrou est probablement un spinoziste qui s'ignore. Et elle m'a invitée à expliciter. 

Ah ah ah.

 

Bon, Gaëtane vient de se faire éjecter de la Nouvelle Star. C'est un peu dommage... Mais c'est évidemment Julien qui va gagner.

28 mai 2007

Zénith, reloaded

J'ai pas mal de retard... mais il n'est jamais trop tard pour bien faire, n'est-ce pas, et voilà enfin mon petit récit du lancement du MoDem au Zénith. Je sais que vous l'attendiez tous.

J'ai quitté le bureau un peu à l'arrache, et suis donc arrivée à 18h tapantes. En voyant une foule amassée devant les portes, j'ai cru que la salle était déjà pleine et que tous ces gens avaient été refoulés. En fait non, c'est juste que les portes n'étaient pas ouvertes. Je finis donc par rentrer, retrouve quelques amis, obtiens un T-shirt "mouvement démocrate" par des moyens inavouables (tout le monde s'était jeté dessus), puis me fait récupérer pour monter sur scène. Eh oui, il y a toujours une petite troupe de jeunes sur scène, derrière Bayrou ou les intervenants, pour faire jeune, mettre de la vie, faire monter l'ambiance et refléter l'image d'un public dynamique et passionné. Cela dit, jusqu'à présent, j'avais toujours soigneusement évité ce genre de chose. Rester debout pendant des heures, dans l'insupportable chaleur des projecteurs, sans même pouvoir faire de grimaces ou raconter d'âneries... très peu pour moi! Il se trouve qu'en plus je déteste l'idée de me retrouver devant une caméra.

Mais bon, je suis une fille dévouée. Je suis donc allée faire masse, mais à l'arrière (et sur le bon côté, celui de Bayrou!). Sur le coup, je n'ai pas tout bien entendu, je vais donc me contenter de vous parler de ce qui m'a marquée sur le coup, d'autant que je n'ai pas eu le temps d'aller lire les discours, que vous pourrez retrouver par là.

Quelques impressions d'ensemble : Le Zénith après Bercy, ça fait tout petit ;) Mais quel baume au coeur que de voir notre capacité à rassembler autant de gens, à une heure aussi malpratique (18h, non mais vraiment), après la présidentielle, et malgré les difficultés de ces derniers jours. C'est un plaisir aussi de voir de nouveaux militants assister à cette occasion à leur premier meeting. La petite Mélanie, par exemple, 17 ans, venue d'Abbeville pour cette occasion spéciale, après avoir obtenu de ses parents la permission de sécher les cours pour une journée. Enthousiaste. 

Les people, d'abord. Vous ne l'avez peut-être pas remarqué, mais je suis très strass et paillettes, comme fille. Donc, il y avait de la star. J'ai pas vu Djamel Bouras, dont je vous reparlerai, mais j'ai vu... deux grosses stars.

D'abord, quand Marielle a parlé d'un historien, je me suis mise à trépigner toute seule, et oui, c'était bien lui!!! Jean-Pierre Riou!!! J'ai adoré chacune de ses tribunes dans le monde, et vous en avais recopié une. Une fois calmée, j'ai vu qu'autour de moi (dans le public shiny de la scène, donc), personne ne savait de qui il s'agissait. Je venais d'avoir l'air folle. Je me suis félicitée d'être restée sagement à l'abri au dernier rang, et j'ai écouté. C'était bien.

Ensuite, il y a eu Vincent Lindon... ah, Vincent Lindon... il a monté les marches en courant souplement, et puis il est reparti en faisant un bisou à tout le monde. Sauf à nous, bien sûr, qui étions derrière lui. Il a fait un bisou au vrai public et aux caméras.

N'oublions pas les stars politiques, nos nouveaux amis. Benhamias et Lepage. A mon avis, ils étaient pas à 100% d'accord sur tout, et notamment sur la croissance (sobriété ou pari sur le potentiel de croissance posssible grâce aux énergies alternatives et au recyclage?). Ca sent la synthèse, ça. C'est bon les amis, c'est bon.

Il y a eu les candidats, aussi, les sortants, les challengers. Parmi ces derniers, on a eu le droit à une étrange tirade rétro sur les méfaits du téléphone portable sur la jeunesse. (à mon avis, c'était exprès pour montrer aux mauvaises langues qu'on est pas devenus un parti de gauche) Les sortants ont parlé de résistance à la pression du mode de scrutin, aux luttes, aux difficultés. De ma position, j'ai pu lire sur leurs visages les tensions, et un certain soulagement à se voir applaudi par une salle si nombreuse. En rentrant, dans le métro, j'ai discuté avec une candidate de la Somme. Chez Robien. Elle m'a raconté, rapidement, à quel point les relations avaient été difficiles ces derniers mois, dans leur fédération, à quel point le travail avait été désorganisé par l'ancien ministre, qui était resté officiellement à l'UDF tout en luttant contre François Bayrou et la ligne d'indépendance choisie par les militants. Et encore, les choix de Robien étaient archi-prévisibles. Certaines défections de dernières minutes de députés très proches de Bayrou ont dû être encore plus délétères. A posteriori, il me semble que le but principal de ce meeting était de réconforter les candidats et les fédérations orphelines.

Bon, mais bien sûr, il fallait aussi lancer le nouveau mouvement. On a vu de nouveaux adhérents, qui prenaient leur carte pour la première fois. C'était bien. Sincère. En tout cas, moi, ça m'a plu. Je me suis dit qu'ils avaient du cran en tout cas : pas si simple de parler devant tout le monde! Et on a eu un discours de Bayrou, évidemment, dont je n'ai entendu que la moitié... et qu'il va falloir que je lise, par conséquent.

Mais je dois vous parler de Djamel Bouras (c'est pas du teasing, ça?)

Lisette 

24 mai 2007

Une nouvelle lettre de François!

Hello,

Mon Macbook a fait des siennes mardi soir (me mettant dans une situation douloureuse lors d'une communication à Nancy). Figurez-vous que, tout à coup, il ne reconnaît plus le disque dur. Quand je mets le disque d'installation pour lancer les utilitaires (comme indiqué dans le manuel hein, je n'ai aucune espèce d'inventivité en la matière), il ne reconnaît QUE le cd. Il ne "voit" pas le disque dur. Au démarrage, il fait son "dooong" habituel, puis un bruit étrange, qui ressemble presque à un tic tac d'horloge, et puis plus rien, puis une icône représentant un point d'interrogation sur un dossier se met à clignoter.
C'est l'horreur non?
Du coup, je vous écris ça du bureau, ce qui est contre mes principes.

Si vous avez des tuyaux...

Je vous poste quand même cette nouvelle lettre de François Bayrou, reçue le 22. Les vrais nouveaux adhérents ont dû recevoir d'autres courriers entre temps. J'ai été identifiée comme UDF!

Il nous invite à aider nos candidats... De mon côté, donc, pour ceux qui auraient raté le post-it, je suis dans la dixième circonscription de Paris (XIII et XIV arrondissement), et je soutiens Danièle Auffray, ancienne Verte, adjointe au Maire de Paris, avec beaucoup de fierté! Voyez ici le programme de la semaine.

Lisette

Chers amis,

Il y a quelques jours, vous nous avez fait part de votre désir d'adhérer au "Mouvement Démocrate". Votre engagement et votre soutien nous sont précieux et nous tenions une nouvelle fois à vous en remercier.
À quelques semaines des élections législatives, essentielles pour notre pays et revêtant une importance toute particulière pour notre jeune mouvement, les candidats MoDem ont été investis.
Ils ont besoin de votre talent, de votre dynamisme pour mener à bien cette campagne.

Vous retrouvez la liste complète des candidats à l'adresse suivante :
http://www.bayrou.fr/candidats/

N'hésitez pas à les contacter directement ! Ils ont besoin de vous pour : relayer les programmes des candidats sur le terrain, participer aux tractages et collages, contacter les associations de quartiers, les réseaux, diffuser le message sur la blogosphère, organiser les réunions d'appartement,… La liste est longue !

Nous vous rappelons également que le meeting du Zenith à Paris aura lieu à 18H00 le jeudi 24 mai 2007. Lors de ce grand rendez-vous, nous lancerons le Mouvement Démocrate, que les internautes ont déjà baptisé « MoDem », et qui a recueilli à ce jour plus de 70 000 demandes d’adhésions.

Vous pouvez télécharger le carton d'invitation

Bien amicalement à vous !

L'équipe de campagne de François Bayrou




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