28 avril 2007
Un peu d'histoire : le 7 décembre 2002, on parlait de rapprochements entre PS et UDF, à propos de l'Europe. Delors et Rocard arbitraient le débat
Avec la création du Parti Démocrate, nous franchissons une étape.
J'aime beaucoup cet article de C. Chombaud dans le Monde, qui montre combien, déjà, l'idée d'un centre indépendant posait des problèmes à l'analyse politique traditionnelle. Mais le vocabulaire du centre est toujours resté le même. Il y a une volonté, un désir de tracer un chemin nouveau, en toute liberté. On notera l'allusion à la C. Blanc, un homme au parcours atypique, qui a toujours su rester indépendant des appareils, et qui l'époque était perçu comme une personnalité de gauche. On entend Rocard évoquer la proximité de point de vue avec le centre, mais rappeler que sa faiblesse de l'époque ne lui permet pas de sortir d'une alliance qui ne lui convient pas entièrement.
De quoi avoir le tournis. Alors que l'UDF ne cesse de clamer son appartenance à la majorité et n'hésite pas, sur des sujets comme la modernisation sociale, à se montrer plus à droite que l'UMP, elle vient coup sur coup d'adresser deux clins d'oeil à la gauche "réformiste etmoderne", selon l'expression des dirigeants centristes. D'abord, en choisissant pour candidat dans la législative partielle de la 3ecirconscription des Yvelines Christian Blanc, un ami de Michel Rocard. Ensuite, en invitant à un colloque sur l'Europe qu'elle organise avec le Parti populaire européen, samedi 7 décembre, à Paris, le socialisteJacques Delors.
Et cela alors que l'ancien premier ministre socialiste Michel Rocard se déclarait, le 17 novembre sur Radio J, "plutôt favorable" à une alliance entre les socialistes et les centristes sur la question européenne, ajoutant même: "Sur l'organisation mondiale et la place de l'Europe, il est clair que l'UDF est très demanderesse." "Le projet que j'ai exprimé depuis longtemps, c'est de Balladur à Delors", explique au Monde François Bayrou pour justifier sa démarche. "Je crois, dit-il, que le jour viendra, etil se rapproche beaucoup, où des Français venus de blocs différents sefédéreront pour redresser la politique."Le président de l'UDF estime en effet que "ce jour se rapproche parce que la création de l'UMP apparaîtra forcément comme une impassepour la pensée politique et parce que le Parti socialiste est engagédans une épreuve dont il n'est pas près de sortir parce qu'il concerne son identité même."
"Si, comme je le crois, les questions du 21 avril sont toujours là, alors il faudra bien un courant nouveau pour les prendre en charge,continue-t-il. C'est ce courant que je construis. Il ira - en excluantles extrêmes - loin à droite et à gauche, pour autant que ces mots aient encore un sens dans la crise que nous traversons."
En attendant, l'UDF tisse sa toile. La réforme du mode de scrutin aux européennes pourrait être une première occasion de faire frontcommun avec des partis de gauche et de droite. Verts et chasseurs yseraient favorables, le MPF de Philippe de Villiers a déjà répondu présent. M. Bayrou ne désespère pas de voir venir les socialistes ainsi que ceux qui, à l'UMP, "ne veulent pas qu'en Franceles élections se résument à deux bulletins de vote".
"TROUPES FICELÉES"De son côté, Michel Rocard minimise aujourd'hui ses déclarations à Radio J en expliquant qu'il ne faisait que "de la sociologiepolitique". "Un centre n'a de force que s'il peut changer d'alliance et changer de coalition. Le centre français le sait très bien, mais iln'en a jamais eu les moyens", déplore M. Rocard, qui, à la recherche d'une majorité alors qu'il était premier ministre, en 1988, avait approché en vain les centristes.
"C'est vrai que l'UDF de M. Bayrou a une dimension un peu plus sociale que l'UMP, mais ses troupes sont ficelées dans unecoalition de droite", commente-t-il, en ajoutant:"Christian Blanc sait qu'il rallie l'UDF à un moment où elle n'a pas dans ses perspectivesdes renversements d'alliances."
Christiane Chombeau.
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Les Echos :
9 novembre 2002
Même ambition.
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Verra-t-on un jour s'unir dans un nouveau parti des centristes et des socialistes ? L'idée a de nouveau été relancée ce week-end.
Le président de l'UDF François Bayrou et l'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors (PS) se sont affichés côte à côte samedi à Paris lors d'un colloque de l'UDF sur l'Europe.
L'image n'est pas vraiment une première, mais elle a suffi à réactiver l'un des plus vieux serpents de mer de la vie politique française: la création d'une « troisième force » réunissant les centristes et des socialistes « modernes ».
Il est vrai que le contexte actuel s'y prête. L'UDF n'est pas très à l'aise dans la majorité, où elle subit le poids écrasant de la nouvelle UMP, qui s'agrémente à l'occasion de mauvaises manières. L'UDF ressent mal la pression parfois très forte exercée sur ses sénateurs pour qu'ils rejoignent l'UMP. Elle n'apprécie guère davantage la volonté de l'UMP de lui ravir le siège d'Anne-Marie Idrac dans la législative partielle des Yvelines (voir ci-dessus).
Le 17 novembre, le socialiste Michel Rocard, sur Radio J, s'était déclaré « très favorable » à une alliance entre socialistes et centristes sur la question européenne. Dans une déclaration au journal Le Monde, daté de dimanche-lundi, François Bayrou a enfoncé un peu plus le clou en déclarant: « Je crois que le jour viendra, et il se rapproche beaucoup, où des Français venus de blocs différents se fédéreront pour redresser la politique. » Et d'ajouter: « Si, comme je le crois, les questions du 21 avril sont toujours là, alors il faudra bien un courant nouveau pour les prendre en charge. Ce courant, je le construis. Il ira en excluant les extrêmes loin à droite et à gauche, pour autant que ces mots aient encore un sens dans la crise que nous traversons. »
Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. Beaucoup de dirigeants et encore plus de militants, dans les deux partis, refusent l'idée même d'un rapprochement entre le PS et l'UDF. Michel Rocard lui-même avoue aujourd'hui son scepticisme sur une démarche que, pourtant, il encourage. « C'est vrai que l'UDF de M. Bayrou a une dimension un peu plus sociale que l'UMP, mais ses troupes sont ficelées dans une coalition de droite », fait-il remarquer.
02:50 Publié dans Projet | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : parti démocrate, UDF, PS, Balladur, Delors, centristes, présidentielles
27 avril 2007
Mais que se passe-t-il? ou : les têtes brûlées
J'ai envie de vivre tout cela en tête brûlée, comme ceux qui osent tout parce qu'ils n'ont plus rien à perdre. Le centrisme était moribond, tué par l'UMP. Il a encore pris le risque supplémentaire d'affirmer son indépendance, et renaît de ses cendres. Partis de rien, nous avons désormais tout à gagner.
Je ne comprends pas ce qui se passe. Mon candidat évincé du second tour dont il devient tout à coup essentiel qu'il puisse avoir un débat télévisé avec une candidate qualifiée. 400 journalistes pour recueillir ses intentions de vote, et le site de campagne en surchauffe pendant une heure.
Des gens autour de moi qui se disent enthousiasmés par François Bayrou, ses propositions, qui me demandent après la conférence de presse : "Mais pourquoi n'a-t-il pas dit cela avant?" Et à qui il a fallu que j'explique combien il était inaudible sur la scène médiatique, alors que chacun de ses discours avait cette force. (F, si tu me lis...) D'autres qui me racontent leur entourage passionné par cet homme, curieux de son offre nouvelle (V, si tu me lis...)
Les nouveaux adhérents qui continuent d'affluer (25 à notre dernières réunion, nous étions 70, ayant commencé à 20 en janvier), les milliers de mails d'encouragement envoyés à F. Bayrou.
On nous parle des législatives, de transformer l'essai. Nos élus se font tirer les oreilles.
Je ne veux pas m'occuper de cela, je peux me permettre cette liberté. Je sais que ceux qui restent sont de ces bédouins qui ont traversé avec Bayrou et l'UDF le désert 2002-2006. Je leur suis reconnaissante de nous avoir permis d'être financés, d'avoir un groupe parlementaire qui a permis de contribuer au destin de notre pays au cours de cette législature.
Moi, je veux être une tête brûlée. Je sais que ces considérations, ces craintes de ne pas transformer l'essai, sont liées au mode de scrutin des élections législatives. Inique. Il faudrait nous ranger dans un camp pour exister politiquement dans ce pays? Et pourquoi?
Je veux foncer. On verra bien. Quels que soit les résultats, le président ou la présidente aura sa majorité présidentielle. Et il ne pourra pas courir le risque de ne pas nous laisser un groupe. On a pu accepter cela (pas moi) quand le FN, après être parvenu au second tour, était évincé de la vie politique, parce que c'est un extrême. S'agissant de notre force démocratique, si nous n'étions pas présents, l'Assemblée ne paraîtrait pas autre chose qu'une mascarade.
Alors fonçons, militons, présentons nos candidats dès qu'ils seront investis. Dans nos quartiers, dans nos marchés, présentons notre programme de gouvernement. Notre projet, notre espoir pour la France. Proposons une opposition constructive, une autre façon de faire de la politique.
On verra bien. On a tout à gagner.
On est libres, et libres avec ivresse.
Depuis que j'ai commencé à militer à l'UDF, je n'ai pas eu une seconde l'impression de "faire de la politique". J'ai eu l'impression de prendre mon destin en main et de diffuser un espoir.
Alors je voulais vous dire quelque chose, mes lecteurs : vous n'êtes pas bien nombreux, mais beaucoup d'entre vous ont voté F. Bayrou et partagent sa vision de l'avenir. Alors venez : contactez un responsable près de chez vous, vous trouverez ses coordonnées ici. C'est maintenant qu'on a besoin de vous, si vous voulez tenter l'aventure.
00:55 Publié dans Militante | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : têtes brûlées, législatives 2007, présidentielles, françois bayrou, politique, audace
06 mars 2007
"Quelque chose est en train de naître"
Entre 18,5 et 20% selon les sondages. Bon sang de bonsoir, c'est une déferlante.
J'ai failli sauter au cou du vendeur de journaux chez qui j'ai entendu les 20%, ce soir. Oui, je sais qu'il faut être prudent avec les sondages, etc, etc... Mais vous avez vu les pentes de ces courbes?
Si je ne craignais pas le mauvais goût, je dirais que c'est un tsunami.
Mais, dès le mois de septembre, voici ce que disait Bayrou :
02:25 Publié dans Militante | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : présidentielles, sondages, volonté populaire, sarkozy, royal, Bayrou, UDF
04 mars 2007
Je tracte, tu accoles, nous nous serrons la pince...
Edit : la vidéo dans ce billet.
Ce week-end aura été très militant, au salon de l'agriculture : accolades le samedi, tractage classique le dimanche. Hé oui, nous avons remis ça : accolades politiques (sur le principe des free hugs), ballons et tracts.
Sans les mandarines, il était plus facile de proposer des accolades. Il suffisait d'arriver vers les gens mains tendues en disant bonjour, avec le T-shirt orange et un grand sourire. La conversation s'engage très facilement, c'est vraiment remarquable. Nous avions (cette fois!) des tracts avec quelques points forts du programme, sur lesquels on pouvait discuter. Mais les gens avaient toujours quelque chose à dire sur François Bayrou. Comme l'a dit en conclusion not'président : "c'est le monde à l'envers, voilà que ce sont les passants qui nous expliquent pourquoi il faut voter Bayrou".
L'ambiance était très différente de Beaubourg, le 10 février. Moins de touristes, beaucoup de familles avec enfants, des personnes âgées. J'ai ainsi appris que les petits garçons préfèrent les tracteurs et les petites filles les animaux.
J'ai été très frappée par les mots utilisés par mes interlocuteurs pour parler de Bayrou. Sincérité, authenticité, raison... On a le sentiment qu'il inspire confiance, pas totalement ("les politiques c'est tous des pourris, vous verrez mademoiselle, vous êtes jeune encore"), mais plus que les autres. Sa façon de parler, pas formatée, qui fait qu'on trouve parfois qu'il "manque de charisme", est justement plus naturelle, plus proche, et pour tout dire : plus crédible.
Bien entendu, je n'ai pas rencontré que des gens déjà décidés : la plupart se posent des questions, regardent, écoutent... (D'après les sondages, il y a encore 40% d'indécis) C'est pour cela qu'il est important d'être là, avec une proposition d'accolade originale et chaleureuse, et une ouverture au dialogue et à la conversation. C'est sans doute ce qui fait finalement pencher la balance.
J'ai joué ça de façon assez clownesque, arrivant face aux gens avec la main tendue, une démarche un peu raidie, et des "bonjour madame, bonjour monsieur" accompagnés d'un sourire limite hystérique (ceux qui me connaissent savent ce que ça signifie dans ma bouche : après les limites de l'extrême, un sourire de par-delà les possibles). J'enchaînais sur un ton de conspirateur : "vous connaissez François Bayrou?" Ce qui permettait aux gens de répondre en plaisantant que non, pas personnellement... Et l'accolade en étant morte de rire. Je crois que ça plaît.
A l'exception d'un groupe de jeunes, les gens que j'ai rencontrés samedi détestent Nicolas Sarkozy. C'était plus mitigé dimanche soir. C'est vraiment frappant, ce rejet. Cela confirme ce que je pense : si cet homme est élu, il ne pourra pas gouverner. On se retrouvera, comme avec Raffarin et Villepin, avec une France bloquée et un gouvernement obligé de reculer. Je rappelle que sous Chirac, même une réforme mise en place sous Jospin a été vidée de son sens, celle sur l'évaluation des fonctionnaires. La loi sur le CPE, après être passée en force, a été la première pour laquelle le président de la République a demandé à ce qu'elle soit "promulguée mais pas appliquée". Sur cette dernière aberration, vous pouvez aller lire avec fruit les commentaires de Frédéric Rolin, ce qu'il pense que cela montre de la "décrépitude de nos institutions".
A mon avis, voter Sarkozy, c'est réduire la France à l'impuissance, précisément en raison de l'image d'activité, d'énergie et de volonté qu'a voulu se donner le candidat. Ses bourdes à propos de Kärcher, de racailles... personne ne les a oubliées. Il ne peut plus se donner une image de rassembleur. Il est trop tard. Il sera incapable de faire passer la moindre réforme : il s'est trop fait haîr du peuple de gauche qui tient en main les syndicats, et le pouvoir de bloquer un pays tout entier. De la stupidité de raisonner en clans en dressant les gens les uns contre les autres.
Il y avait des jeunes UMP au tractage, également... habillés normalement, marchant deux par deux. Je leur ai fait l'accolade, et leur ai expliqué qu'ils étaient très mauvais, qu'on ne les voyait pas du tout... avant d'aller vers des passants pour leur donner une leçon de dialogue politique. On a vu des gens jeter par terre le tract "spécial agriculture" de Nicolas Sarkozy en prenant le notre d'un air intéressé. Il m'est arrivé plusieurs fois, pendant que je parlais avec des gens, d'en voir d'autres venir d'eux-mêmes prendre le tract, d'un air résolu, après avoir vu mon t-shirt : "avec moi osez... voter Bayrou"
Bien sûr, deux jeunes filles m'ont expliqué, avec beaucoup d'animosité, que je suis de droite. Je leur ai tout de même serré la main, en leur expliquant qu'on pouvait s'accorder sur la notion de fraternité citoyenne, et qu'on ne pouvait pas gouverner en dressant les gens les uns contre les autres ;)
Un (très beau) jeune homme nous a demandé si nous étions payés pour faire ça, s'étonnant de notre enthousiasme.
C'est incroyable de sentir la montée de cette vague de sympathie. Mardi, pour la préparation de l'opération "accolades" de ce week-end, nous étions 21, sept d'entre nous étaient nouveaux, dont 3 anciens PS. Il paraît qu'après la prestation de François Bayrou sur TF1 il y a une semaine, plus de 10 000 mails de soutien ont été envoyés sur bayrou.fr. Résultat, on est un peu débordés... je n'avais pas pris assez de tracts dimanche par exemple.
Mais ça marche : samedi, nous avions France 3, la Télé Libre, et il y a eu un petit mot sur nous dans l'après midi de ce dimanche sur France Info. D'ailleurs, il semblerait que la presse en folie raconte que nous fûmes 100 sur la place. C'est gentil, les gars, mais on était bien contents d'être 25!!
J'adore avoir une occasion d'aborder des gens que je ne connais pas, serrer des mains, parler des enfants, rire et faire rire... Même en T-shirt je n'avais pas froid. La meilleure du week-end : des viticulteurs sarkozystes (dont un monsieur âgé passablement éméché) m'ont offert une bouteille de Bourgogne!!!
Moi je dis : ça vaut une accolade politique ;)
23:25 Publié dans Militante | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : udf, salon de l'agriculture, accolade politique, free hugs, Bayrou, Sarkozy, présidentielles
26 février 2007
Les bourdes des uns, les mauvaises notes des autres...
"Après Ségolène Royal, c'est Nicolas Sarkozy que Jean-Jacques Bourdin (RMC) a soumis à la question du nombre de sous-marins nucléaires d'attaque. "Quatre" a répondu le candidat, "non, cinq" a répondu l'animateur. Selon le ministère de la défense, ils sont même six."
Tout ça pour dire à quel point c'est important ;) . C'est juste un peu plus regrettable de se planter quand on est ministre en fonctions, que le même piège a été tendu à l'adversaire quelques jours auparavant, et que tout le monde en avait fait des gorges chaudes...
Sinon, on apprend que 71 associations écologistes regroupées en Alliance pour la planète ont noté les programmes des candidats. Et que Bayrou se prend 9/20. ce qui est mieux que l'UMP, mais beaucoup moins bien que le PS. Ca pour moi c'est très clair. Le PS a tiré un grand profit du gars de chez Greenpeace.
Dans notre famille politique, même si Marielle de Sarnez est très sensible à ces questions, c'est quand même Corinne Lepage la grande spécialiste (et elle a 16,5, comme Voynet). C'est pour ça que je regrette sa candidature. Elle dit qu'elle pourrait voter Bayrou (au second tour), tout en expliquant quelles sont ses réserves. Il faut bien qu'elle en ait des réserves, sinon on pourrait se demander pourquoi elle se présente!!!
Peut-être que les remarques de l'alliance feront évoluer le programme de Bayrou dans le bon sens. Peut-être aussi que le programme n'est pas encore tout à fait précisé sur ce point (le seul discours-programme c'est sur l'économie, vendredi dernier).
On voit se dessiner très clairement les angles d'attaques sur Bayrou : il est à droite (pour le PS) et sa position n'est pas réaliste (pour l'UMP). Je reconnais volontiers que ces questions sont légitimes, même si à mon avis elles témoignent d'une mauvaise analyse du phénomène. Il y répondra sans doute ce soir.
J'ai tout de même l'impression que le mouvement d'adhésion à sa personne et à son programme se poursuit en profondeur. Le mal est fait pour les deux principaux candidats : le "ni Ségo ni Sarko" est bien entré dans l'opinion publique, et il suffit qu'une alternative soit présentée comme crédible par les médias et les sondages pour que la mayonnaise prenne.
Niveau crédibilité, d'ailleurs, le Monde de cet après-midi nous rend une fière chandelle, en expliquant que Bayrou est entouré d'éminents spécialistes qu'il peut appeler "à toute heure du jour ou de la nuit", et que son passage à l'éduc' lui a valu des estimes et des amitiés indéfectibles dans le milieu de l'éducation et de la recherche.
N'oublions pas les deux ralliements d'aujourd'hui : Meyer de France Inter, et Cavada.
Si je n'étais pas Bayrouiste, je le prendrais mal, mais je le suis, et je dis tant mieux ;). Et j'ajoute que c'est vrai, il n'y a qu'à aller jeter un coup d'oeil sur son site : le programme, ça fait deux ans qu'il le prépare, il a organisé des colloques sur tous les sujets, en invitant des spécialistes issus de la société civile, et bien sûr en recueillant les remarques des militants. Il a conclu chaque colloque en résumant les enseignements qu'il en tirait.
Un collègue (coucou si tu me lis) m'a dit aujourd'hui qu'il aurait trouvé plus cohérent que Bayrou n'aille pas sur TF1 ce soit, étant donné la façon dont les choses étaient organisées.
Cette question a été réglée ; Bayrou et Ambiel se sont réconciliés au téléphone, et le traitement offert à Le Pen ou à Royal montre que les conditions sont les mêmes pour tous. Bayrou a obtenu 20 mn supplémentaires et passera donc 80 mn et non pas seulement 1h. Surtout, on ne peut plus dire qu'il soit mis à l'écart dans les médias. La plupart des commentaires de sondages se concentrent sur Ségo/Sarko, mais l'attention n'est plus portée de façon si exclusive sur ce duo.
Allez, bonne soirée!
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20:10 Publié dans Les autres | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, présidentielles, 2007, tf1, écologie, cavada, meyer


